"Mon cher ami.. 10 Décembre
Le temps passe, et me laisse de côté, malgres tout, il ne nous aura pas epargné. C'est si triste de se sentir si loin des gens, si loin de son propre destin... Qui aurai imaginé qu'un jour mes rêves puisse s'user... Que mes souvenir un jour, commence a s'effacer.... Je ne me demande plus rien, je ne croix plus, je ne veux plus croire. J'en ai marre de perdre mon temps a le contempler, A me dire qu'il saurai m'aider à être à lui et a lui seul. Je suis perdue sans lui, je n'ai d'yeux que pour nous... Je ne veux pas oublier nos promesse, ni laisser s'endormir les gros remords qui pese sur notre histoire. Je veux simplement aller de l'avant avec lui, entammer une nouvelle vie, sur une autre mélodie, changer de refrain, et proposer une nouvelle note....
Benoit est censé venir Vendredi... Dans quatre jours. Nonobstant, un preavis de grêve est annoncé mercredi et jeudi. J'ai bien peur que les evenements naturels du mal ne se joignent au diable pour briser mes derniers espoirs. Il savent que je capitule devant tant de souffrance. Ne pas le voir me briserai definitivment. Et malheureusement, je suis incapable de devenir maître de la situation.
Je ne me fais pas d'illusion, je ne veux pas retomber de trop haut à ma grande habitude. On verra bien si cette fois ci, le ciel existe vraiment. J'ai fais tout mon possible, mais personne ne m'aide, je me sens une fois de plus seul a combattre, et je crain fort de devoir bientôt baisser les armes, et me laisser abattre. C'est si dure..
J'ai la drôle de sensation que quelque chose de grave va bientôt arrivé. Connaissant les évenements actuels, cela ne m'etonnerai pas, mais sa me prend aux tripes... Sa me retourne le ventre, et j'ignore totalement quel est la cause de cette poignante angoisse.
Il pleut encore ce soir, (oui, je sais, j'habite une ville du nord..) mais c'est si chagrinant de voir tous ces souvenirs couler le long de ma fenetre... Toute cette nostalgie romantique qui tombe su ciel, là ou repose chaque souvenir oublié... Chaque sentiment, chaque emotion, chaque larme versé, et oublié...
Je me regarde machinalement dans la glace près de la vitre. Mon reflet est méconnaissable. Je suis d'une laideur sans fin, une infini blessure dans l'ame qui a marqué mon visage comme un condamné marqué au fer rouge. Mes yeux bleu sont aujourd'hui d'une lucidité cadaverique. Ma blancheur m'insulte de lépreuse a l'article de la mort. Je ne ressemble plus a rien, et le peu de maquillage que je met, pour cacher ce desastre entame ma peau et mon ame d'une tristesse navrante..
Je dois te laisser, et dieu sait que j'aimerai continuer a etaller mes plaintes sur ton dos... Mais le devoir m'appelle..
Je t'embrasse fort et espere ta lettre prochaine avec une avidité fantastique.
Ta Lily"
extrait de "Lettre perdues... "